L'heure H

Publié le par Yeepee

Hier soir à Toulouse, nous avons joué (avec Hoepffner) au Mandala en première partie d'Hafdis Huld, l'islandaise du label Ocean Music, ex-chanteuse de Gus Gus. Elle était accompagnée d'une autre fille au clavier, Sarah, et d'un guitariste (le copain de Sarah) et d'un banjoiste-ukuleleiste, Allister, premier de la classe, sourire Très Près impeccable, copain d'Hafdis. Vous suivez ?
C'est aussi cocasse qu'une série américaine.
Et pour cause. Leur musique pop pas du tout désagréable et surtout diablement efficace apparaît comme la b.o idéale d'un soap opera américain. Oui un peu de la soupe mais alors version Campbell's d'Andy Warhol. Ca rattrape un peu.
Donc très mitigé pour moi. En gros, rien à dire sur le fond (même si la pop music n'est pas trop à mon goût, je suis trop concerné) mais trop de choses à dire sur la forme.

Notre seul échange verbal s'est résumé à une phrase jetée à 300 à l'heure en anglais avec un accent islandais -bien que charmant- qui ne facilite pas pour nous la compréhension :
- "Vous êtes combien sur scène ?"
-"...3"
- "Ok. Ca vous va si on pousse notre matos vers ici ?"
- "Oui. Merci..."

Balances. Repas. Aucun échange. La partie de football improvisé avec le petit garçon du Mandala était beaucoup plus excitante même si Julien mesurait 4 ou 5 fois sa taille et s'amusait vicieusement à le lober.

20h30. Après avoir salué quelques amis et connaissances, on investit la scène. Julien, guitare+voix, Joan, voix, et moi, batterie-voix. Les gens restent plutôt impassibles comme sur l'ensemble de la soirée.
Concert un peu chiant même si le plaisir de jouer demeure. C'est là l'important.
Changement de plateau.
Hafdis et son crew monte sur scène et avant même de commencer harangue déjà la foule. Toujours en islandais, toujours à 300 à l'heure. Certains en restent circonspects.
Après chaque morceau, la Master of Ceremony reprend sa logorrhée pour nous décrire en détail son arrivée en avion, dans sa chambre d'hôtel et tout un tas d'anecdotes passionnantes. Déjà que la musique et les paroles sont légères ("j'aime le miel, oui, mais je préfère la vanille", on dirait une publicité pour Miko). La musique est excellente, les musiciens sont justes mais c'est pénible.
Pas autant que l'attitude maniérée et overcalculated de la chanteuse. Et le côté petite fille (déjà assez exacerbé par son physique), ses moindres gestes savamment régressifs, ses poses et son show plus que rôdé. Entertainment sucks.

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Publié dans Concert

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