Objecteurs de croissance
Aujourd'hui, certaines voix s'élèvent et même jusqu'au sommet de la hiérarchie politique pour crier haut et fort les louanges de la valeur travail, plus centrale que jamais. Un objectif : travailler plus, pour gagner plus. Favoriser l'emploi pour créer de l'emploi. Relancer la croissance. Encourager le mérite.
Oui à la croissance, oui au progrès, comment s'y opposer ?
Solidarité, sécurité sociale, hygiène, emploi, confort moderne, santé, mieux vivre, loisirs. Les effets directs ou induits de la croissance sont là. Pas toujours distribués au mieux mais quand même.
Les effets pervers sont là aussi. Et se font de plus en plus entendre : réchauffement climatique, désastres écologiques, stress et surconsommations médicamenteuses, relégation sociale, chômage, exclusions diverses.
Certains ont fait le choix de la décroissance. Un premier signal à l'aube des années 60 apparaît sous la forme d'une réunion européenne pour dire "Non à la croissance".
Aujourd'hui, ces "objecteurs de croissance" veulent travailler moins, gagner moins, vivre heureux.
Ils vivent de petits boulots ou de travail précaire. Ils aménagent leur temps et limitent au maximum leurs sources de consommation. Ils tentent de mieux vivre, manger, rouler. Leur crédo : "moins de biens, plus de liens". Ils partagent leurs apparts, leurs ordinateurs, leurs frigos.
Ils sont surement les hippies des années 2000. Leurs actions sont surement une goutte d'eau dans l'océan. Ils devraient être les premiers à être encouragés pour ce mérite.