Petit à petit
Loizeau fait son nid. Elle était facile. Pas Loizeau, la blague.
Jeudi 12, j'ai assisté au concert d'Emily Loizeau à Carcassonne. J'attendais de voir ce qu'une artiste signée sur le label plutôt country, pop, americana, Fargo Records de Paris, pouvait produire sur scène au milieu d'un public plutôt non averti. Et un public non averti en vaut moitié. N'importe quoi toi.
Ben, les 2 premiers morceaux étaient simplement superbes : belles mélodies, textes intelligents et sensibles. C'est après que d'une certaine façon, ça se gâte. En tous cas, pour moi, question de goût.
Son concert alternera morceaux d'obédience anglosaxonne (pop, folk) et chansons franchouillardes (influencées piano bar). Les premières teintées de mélancolie, les deuxièmes aux textes polissons.
Le contrebassiste qui a du sortir major du conservatoire était parfait. Un peu trop. Le batteur un peu plus détendu.
Le concert était un peu pénible quand il tournait au spectacle. Frappez dans vos mains, dansez avec nous, plus une attitude faussement acerbe et parfois vraiment arrogante. Moments d'excellence, passages chiants, écriture soignée, fougue, mise en scène bateau, belle écriture ou simple divertissement. Donc mitigé.

